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La voix des générations futures

L’IA n’est plus une promesse,  elle est en train de s’installer

Sébastien MENARD 

20 juillet 2024

L’année dernière, à la même période, tout le monde découvrait l’intelligence artificielle générative. On testait. On s’émerveillait. On s’interrogeait. ChatGPT venait d’ouvrir une porte.

Mais au fond, en 2023, nous étions encore dans une posture d’observation. 2024 est différente. 

De la curiosité à l’intégration

Depuis quelques mois, quelque chose a changé. L’IA n’est plus un outil “à côté”. Elle commence à entrer dans le travail réel.

Dans les documents que l’on rédige. Dans les présentations que l’on construit. Dans les réponses que l’on envoie. Dans les analyses que l’on produit. Ce n’est plus un test. C’est une couche qui s’ajoute à tout. Une technologie qui disparaît… parce qu’elle est partout. Paradoxalement, plus l’IA progresse, moins on en parle comme d’un sujet à part. Pourquoi ? Parce qu’elle s’intègre. Elle devient invisible. Comme Internet à une époque. Comme le smartphone ensuite. On ne dit plus “je vais utiliser Internet”. On ne dira bientôt plus “j’utilise une IA”. On travaillera simplement différemment.

Le vrai tournant : les décisions.  En 2023, la question était simple : Qu’est-ce que c’est ? En 2024, elle devient beaucoup plus engageante : Qu’est-ce que j’en fais ? Et c’est là que les écarts commencent à se creuser. Entre ceux qui expérimentent encore et ceux qui transforment déjà. L’illusion de l’adaptation.

Beaucoup d’organisations pensent avoir “pris le virage”. Elles ont ajouté de l’IA dans leurs outils, dans leurs présentations, dans leur communication. Mais elles n’ont pas changé l’essentiel : Leur manière de décider, leur manière de travailler,  leur manière de penser.

Résultat ? Elles vont plus vite, sans aller forcément plus loin.

Une révolution silencieuse 

Ce qui est en train de se jouer en 2024 n’est pas spectaculaire. Il n’y a pas un moment, pas un lancement, pas une annonce unique. C’est une transformation progressive, diffuse, presque invisible. Mais irréversible. 

Une question de responsabilité

L’IA permet aujourd’hui de produire plus, plus vite, avec moins d’effort. Mais elle ne garantit rien sur la qualité, le sens, la pertinence. Et c’est là que la responsabilité humaine devient centrale. Utiliser l’IA n’est pas une compétence. Savoir pourquoi on l’utilise en est une.

Conclusion : 2024 ne sera pas l’année de la découverte. Ce sera l’année de la sélection.

Entre ceux qui auront intégré l’IA intelligemment et ceux qui l’auront simplement ajoutée.

Parce qu’au fond, la technologie ne fait jamais la différence à elle seule. Ce sont les choix que l’on fait avec elle qui comptent. Et ces choix commencent maintenant.

Avec vous ?

Sébastien MENARD 

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