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Maintenant ou jamais !

Dire la vérité à ses équipes : un enjeu de confiance

Sébastien Ménard

13 janvier 2026

À force de vouloir tout aseptiser, on finit par confondre bienveillance et renoncement à la vérité.
Or certaines vérités dérangent. Et c’est précisément pour cela qu’elles doivent être dites.
On vient de m’expliquer que dire la vérité à ses salariés pouvait rendre la communication toxique. Je ne suis pas d’accord. Pas du tout.
Ce qui rend une communication toxique, ce n’est pas la vérité. C’est le flou. C’est l’infantilisation. C’est le décalage entre ce qui est dit et ce qui est vécu.

Dire la vérité, ce n’est pas tout dire sans discernement. Mais ce n’est certainement pas mentir, masquer ou édulcorer la réalité pour « protéger » les équipes. Car les équipes savent. Elles sentent. Elles comprennent très vite quand quelque chose leur échappe volontairement.
Et ce vide est toujours comblé. Par des suppositions. Par des rumeurs. Par de l’inquiétude.
C’est cela, la vraie toxicité.

Je crois profondément que les salariés, les partenaires sont des adultes. Capables d’entendre des difficultés. Capables d’accepter des contraintes. Capables de comprendre des choix, même quand ils sont difficiles. À condition qu’on leur parle avec respect.
La vérité n’est pas anxiogène en soi. Ce qui l’est, c’est l’absence de cap. C’est une parole changeante. C’est une communication qui rassure un jour et contredit le lendemain.
Dire la vérité, c’est prendre un risque. Celui de déplaire. Celui d’être critiqué. Celui d’assumer. Mais c’est aussi le seul moyen de construire une confiance durable.

Je préfère une organisation parfois inconfortable, mais lucide, à une organisation apparemment sereine, mais construite sur des non-dits.
La communication toxique ne naît pas de la vérité. Elle naît quand on refuse de la dire.
Et moi, mon cap est clair. Je tiens la barre.
Avec sérieux, parce que les mots engagent.
Avec respect, parce que les équipes méritent la vérité.
Avec courage, parce que diriger n’est pas chercher l’approbation.
Avec professionnalisme, parce que la confiance ne se décrète pas, elle se construit.

Dans un monde incertain et inédit, dire la vérité n’est pas une posture. C’est une exigence.
Et c’est celle que j’ai choisie.
Pourquoi ?
Parce que tout est là entre nos mains pour réussir.
Parce que notre marché est porteur et perpétuelle croissance,
Parce que les compétences sont présentes dans et autour de l’entreprise,
Parce que l’engagement de tous est réel,
Parce que le potentiel collectif est évident.
Dire la vérité, dans ces moments-là, n’est pas un frein.

C’est un levier, pour aujourd’hui et pour demain.
Avec toute ma considération,

Sébastien Ménard
Président EAT FOR GOOD GROUP