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Maintenant ou jamais !

Bonne année… vraiment ?

Sébastien Menard , Co-fondateur EAT FOR GOOD

10 janvier 2024

Chaque mois de janvier revient avec son rituel bien huilé. Les vœux. Les sourires forcés. Les promesses creuses. Les “nouveaux départs” décrétés par le calendrier.

Mais janvier 2024 n’est pas un mois comme les autres. Et faire semblant serait une erreur.

Nous sortons d’une année marquée par la fatigue, l’inflation, les tensions géopolitiques, les dérèglements climatiques devenus structurels et une défiance profonde envers les discours officiels — politiques, économiques, parfois même scientifiques.

Le monde ne va pas “mal”. Il est contraint. Et il le restera.

Alors non, 2024 ne sera pas “l’année de tous les possibles”. Mais elle peut être l’année des choix lucides. Arrêter de confondre optimisme et déni . Souhaiter une “bonne année” n’a jamais suffi à la rendre bonne. Et empiler les résolutions n’a jamais remplacé une décision. Le vrai danger, aujourd’hui, n’est pas le pessimisme. C’est le déni confortable.

Celui qui consiste à croire que tout redeviendra simple. Que l’abondance reviendra. Que l’effort est une option. Que la santé, le bien-être, l’équilibre sont des acquis. Ils ne le sont plus. 2024 sera une année de responsabilité. 

Responsabilité individuelle d’abord. Dans notre rapport au corps, à l’alimentation, au travail, au temps, à l’argent.

On ne peut plus demander à nos corps de tenir sans repos. À nos finances de résister sans arbitrage. À nos organisations de performer sans cohérence. Responsabilité collective ensuite. Les entreprises, les institutions, les marques ne peuvent plus se contenter de discours lénifiants. Dire “prendre soin” oblige à faire autrement. Concrètement. Mesurablement. Durablement.

Le temps des solutions miracles est derrière nous

En 2024, il faudra accepter une vérité simple : il n’y aura pas de raccourci.

Ni en matière de santé. Ni en matière de transition. Ni en matière de performance économique.

Les promesses rapides rassurent, mais elles fragilisent. Les approches brutales impressionnent, mais elles cassent. Le long terme, lui, demande de la méthode, de l’accompagnement et du courage.

Faire mieux, plutôt que promettre plus

Chez BETTERWORLD, nous croyons à une idée simple :  faire mieux dans un monde imparfait vaut mieux que promettre l’idéal dans un monde contraint. 2024 ne nous demande pas d’être héroïques. Elle nous demande d’être cohérents.

De faire moins, mais mieux. De choisir plutôt que subir. D’accepter les limites — pour retrouver de la liberté. Alors oui, bonne année. Mais surtout : année consciente, responsable et engagée. C’est moins vendeur. Mais infiniment plus utile.

Sébastien Menard , Co-fondateur EAT FOR GOOD