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L'assiette du futur

COP29, un rendez-vous de plus pour rien ?

19 mai 2026

La COP29 s’est achevée il y a quelques jours à Bakou. Comme chaque année, les images se ressemblent. Des chefs d’État réunis. Des négociations longues. Des déclarations ambitieuses. Et, presque immédiatement, une question qui revient : A quoi tout cela sert-il vraiment ?

Le doute est compréhensible.

Car d’année en année, le décalage persiste entre les engagements annoncés et la réalité observée. Les objectifs sont là. Les feuilles de route existent. Mais les trajectoires, elles, peinent à suivre.
Faut-il en conclure que ces sommets ne servent à rien ? Ce serait une erreur.

Les COP ne sont pas des lieux de transformation immédiate. Elles ne changent pas le monde en quinze jours. Elles structurent un cadre. Elles maintiennent une pression internationale. Elles obligent les États à se parler, à se positionner, à s’engager.

Le problème n’est donc pas leur existence.
Le problème, c’est ce qui se passe ensuite. Car le climat ne se joue pas dans les sommets. Il se joue entre les sommets. Dans les décisions budgétaires. Dans les choix industriels. Dans les arbitrages politiques. Et, plus discrètement encore, dans les comportements quotidiens.

Ce que la COP29 révèle, une fois de plus, ce n’est pas l’absence de solutions. C’est notre difficulté collective à tenir dans le temps. À transformer des engagements en actions. À maintenir un cap au-delà de l’effet d’annonce.

Car au fond, nous savons. Nous savons ce qu’il faut faire. Nous savons ce qu’il faut changer. Nous savons même, souvent, comment le faire. Mais nous peinons à agir à la hauteur de cette connaissance.

Chez BetterWorld, nous pensons que les COP sont nécessaires.
Mais qu’elles ne sont qu’un point de départ. Le vrai sujet n’est pas ce qui s’est dit à Bakou. Le vrai sujet, c’est ce que nous ferons demain.

Alors non, la COP29 n’est pas un rendez-vous pour rien. Mais elle ne vaut que par ce qui la suit.
Sinon, elle ne sera qu’une preuve de plus de ce que nous savons parfaitement…
Sans jamais vraiment décider pour finalement ne rien changer !

Sébastien MENARD
EAT FOR GOOD