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Maintenant ou jamais !

« Vendeur-distributeur indépendant : comment ne
pas être amalgamé à la polémique des “influvoleurs”
? »

Sébastien MENARD

19 août 2024

Depuis plusieurs mois, les réseaux sociaux voient émerger un nouveau mot : « influvoleurs”. Une expression popularisée notamment par Booba, devenu l’un des principaux lanceurs d’alerte contre certaines dérives de l’influence commerciale sur les réseaux sociaux.

À travers ses publications, le rappeur dénonce depuis plusieurs années :
– des placements de produits trompeurs,
– des promotions de formations douteuses,
– des pratiques commerciales agressives,
– ou encore des influenceurs accusés de profiter de la crédulité de leurs communautés.
Le sujet a rapidement dépassé le simple cadre médiatique. En quelques mois, la polémique devient politique, juridique, économique, et profondément sociétale.

Car derrière les “influvoleurs”, c’est en réalité toute la question de la confiance numérique qui est posée.
Dans ce contexte, beaucoup de vendeurs-distributeurs indépendants peuvent ressentir une inquiétude légitime : Comment continuer à exercer sérieusement son activité sans être assimilé à ces dérives ? Car le risque d’amalgame existe. Et pourtant, il est fondamental de distinguer plusieurs réalités.

Un influenceur opportuniste qui vend n’importe quoi à une communauté captive n’exerce pas le même métier qu’un vendeur-distributeur indépendant engagé dans une démarche de conseil, de proximité et de relation client durable. La différence est immense.

Le vendeur-distributeur indépendant construit généralement son activité :
– dans le temps,
– avec des clients réels,
– autour de produits identifiés,
– d’une expérience terrain,
– et souvent d’une relation humaine forte.

Il ne vend pas uniquement une image. Il engage aussi sa crédibilité personnelle. Or c’est précisément cette crédibilité qui devient aujourd’hui la vraie valeur.

Dans un monde saturé de contenus, de publicités, de faux avis, de promesses excessives et de recommandations artificielles, les consommateurs deviennent beaucoup plus méfiants. Ils cherchent désormais de l’authenticité, de la compétence, de la transparence et du conseil humain.

Autrement dit : Le métier de vendeur-distributeur indépendant peut justement devenir une réponse aux excès de l’économie de l’influence. À condition toutefois de respecter quelques principes fondamentaux.

D’abord, ne jamais survendre. Promettre l’impossible détruit toujours la confiance à long terme.
Ensuite, connaître réellement les produits que l’on propose. Conseiller suppose de comprendre, de tester, de comparer, et d’accompagner.
La transparence devient également essentielle. Dire ce qu’un produit peut apporter…
Mais aussi ce qu’il ne fera pas.

Enfin, il faut accepter une réalité nouvelle : Lla réputation numérique est désormaisstratégique. Chaque publication, chaque avis client, chaque prise de parole, chaque comportement public participe à construire — ou fragiliser — une image professionnelle.
Nous entrons dans une économie de la confiance. Et dans cette économie-là, la cohérence devient essentielle. Le vendeur-distributeur indépendant de demain ne sera probablement pas seulement un vendeur, un animateur réseau, ou un utilisateur
des réseaux sociaux.

Il devra aussi devenir un conseiller crédible, un créateur de lien, un pédagogue et et parfois même une forme de repère humain dans un univers numérique devenu instable.

Car au fond, le problème des “influvoleurs” n’est pas simplement un problème d’influence. C’est un problème de confiance. Et dans un monde où la défiance progresse partout, ceux qui réussiront durablement seront probablement ceux capables de recréer de la vérité, de la proximité, et du lien réel.

Peut-être est-ce précisément là que réside l’avenir du vendeur-distributeur indépendant ?
Personnellement, j’y crois!

Sébastien MENARD
Président EAT FOR GOOD